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dimanche 10 juin 2012

Melting post


Melting post oui, car je souhaite aborder plusieurs thèmes aujourd'hui :

L'alimentation :
Le mini-challenge que j'avais mis en place la dernière fois a été quasiment réussi : j'ai apporté mon repas tous les midis sauf un (je croyais que les restes de mon repas de la veille étaient toujours dans le frigo mais mon conjoint les avaient emportés pour lui, au final ça lui aura évité à lui d’acheter quelque chose). Ce qui est encore plus positif c'est que du coup j'ai réussi à continuer sur ma lancée les 2 semaines suivantes (et j'espère celles qui vont venir), et que ma collègue a elle aussi apporté un peu plus souvent son repas, plutôt que d'aller chez Picard en vitesse.

L'organisation professionnelle : 
J'ai été en formation il y a maintenant 2 mois pour ce qui concerne la prise en charge des patients autistes. Nos formatrices préconisaient entre autres de prévoir très précisément le contenu des séances à l'avance. Et en effet depuis que j'ai mis ces conseils en application j'ai l'impression que mes patients progressent à pas de géant. Bon par contre ça demande une bonne organisation et surtout beaucoup de temps mais c'est plutôt positif.
De même le blog continue sa petite vie, j'ai eu un article très positif sur un autre blog beaucoup plus ancien et renommé que le mien, et mon trafic a augmenté d'un coup.

Le corps :
Au final je n'ai pas vu de grosse différence depuis mon rendez-vous chez l'ostéopathe. Je me tiens toujours aussi mal et les douleurs ne se sont pas vraiment calmées.
Par contre je me suis faite tatouer il y a 15 jours et j'ai pris le temps de bien réaliser les soins du tatouage. C'est un moyen comme un autre de me réapproprier mon corps et je suis très contente du motif que j'ai choisi ainsi que de l'emplacement et de la taille du tatouage. Bref, il me plait.
J'ai aussi pris le temps durant les week-ends de me chouchouter un peu : maquillage, soins du visage , des cheveux ou du corps. Ce n'est pas encore gagné au quotidien mais je progresse à mon rythme.

L'organisation personnelle :
Grosses difficultés de ce côté là. Je ne me couche pas tôt, du coup je ne me lève plus à 7h15 comme cela pouvait être le cas au mois de février. Je suis donc fatiguée et je laisse un peu tomber toutes les tâches à faire à la maison. Le linge s'accumule à nouveau et l'état de l'appartement laisse à désirer.
Heureusement mon conjoint est une vraie crème et prend facilement le relais quand je n'ai plus envie de rien (bien qu'il soit fatigué lui aussi).

L'écologie, le désencombrement :
J'ai regardé cette semaine le documentaire d'Arte "Survivre au progrès". Je n'ai rien appris de bien nouveau mais cela continue à me faire culpabiliser sur la manière dont nous vivons actuellement, bien au-dessus des ressources de notre planète.
Je me suis donc décidée à aller faire un tour chez Emmaüs pour déposer des objets qui encombrent mon appartement mais qui pourront peut-être servir à d'autres. Ca a été l'occasion de refaire un petit tri rapide. Au final mon expédition aura été un échec (les horaires avaient changé sans être mis à jour sur leur site internet), mais je garde les sacs dans mon coffre et j'y retournerai dès que possible. Par ailleurs je vais en profiter pour continuer mon tri et rajouter d'autres sacs d'ici la fin de la semaine.

Mon mini-challenge de cette semaine est donc le suivant : faire du tri dans mon bureau et me débarrasser des jeux dont je ne me sers pas avec mes patients.
A la maison, trouver 5 objets m'appartenant à rajouter également dans les sacs.

Ce challenge de désencombrement est assez difficile à mener chez moi car mon conjoint ne le comprend absolument pas. Pour lui je fais une fixation dans deux domaines : le désencombrement et la télévision. Il a surement raison mais du coup lui tombe dans l’extrême inverse : quand je désencombre il veut acheter une nouvelle commode, et quand je veux moins regarder la télé il souhaite la garder allumée pour avoir "un fond sonore".
J'ai décidé de ne pas insister plus que ça : je désencombre seulement des objets qui m'appartiennent (mes habits, des cadeaux qui m'ont été faits, des livres à moi), et j'essaye de m'isoler dans une autre pièce que le salon pour ne pas être tentée de regarder la télévision.

vendredi 18 mai 2012

Come back


Me revoilà après quelques semaines d'absences, non pas que je n'aie eu aucun challenge personnel, bien au contraire, mais justement que j'ai été trop occupée pour vous en faire part ici.

Tout d'abord j'ai participé à 2 challenges Cloudbraining organisés par Jean-Philippe Touzeau

Lors du premier challenge j'ai décidé de créer un blog professionnel. En 30 jours je suis donc passée par toutes les étapes de la création, et depuis je continue à l'alimenter de manière régulière (au rythme d'environ deux billets par semaine). Je ne vous cache pas que cela me prend énormément de temps, surtout que j'essaye de faire des billets un peu plus profonds que ceux que je rédige ici ;)

Le second challenge (Cloudbraining 6) était un challenge d'écriture. Et bien que je continue à écrire 750 mots tous les jours depuis plusieurs mois, que j'aurais pu en profiter pour rédiger des articles de blog (celui-ci ou d'autres), je me suis lancée dans l'écriture d'un roman ! Quand je disais que j'étais un scanneuse franchement je ne rigolais pas. J'ai donc avancé pendant ces 30 jours au rythme de 500 mots par jour et j'en suis maintenant à environ 20 000 mots dans mon roman. Depuis la fin du challenge cependant j'ai un peu ralenti mon rythme d'écriture pour me consacrer à d'autres choses mais je ne laisse pas tomber pour autant.

Enfin depuis le début de la semaine je me suis lancée dans l'apprentissage de l'espagnol. Pourquoi ? Comme ça, pour le fun et pour le plaisir. Et puis je garde dans un coin de ma tête que notre prochaine émigration sera peut-être en direction de l'Amérique du Sud, donc autant anticiper un peu :)
Je m'étais donc inscrite sur le site duolingo il y a quelques semaines, suite à la présentation TED de son concepteur, et j'ai enfin eu mon invitation dimanche dernier. Je dois reconnaître que j'avais complètement oublié tout cela entre temps mais j'y prends du plaisir depuis que j'ai commencé donc je ne vois pas pourquoi j'arrêterai.



Le pendant de toutes ces activités devant un écran, c'est que j'ai un peu laissé de côté les autres domaines qui me tiennent à coeur, à savoir "le corps" et "l'alimentation".
C'est le souci lorsque l'on a tendance à se disperser (et à vouloir toucher à tout), et bien... on est dispersé et certaines choses passent à la trappe.

Je vais donc essayer de focaliser un peu plus mon attention sur ces deux aspects pour le prochain mois, tout en continuant mes activités d'écriture (pro, perso et en espagnol) en parallèle.

En particulier je me fixe un mini-challenge pour la semaine prochaine : apporter mes propres repas toute la semaine au travail, et arrêter d'aller les acheter chez Picard (2€ le plat à moins de trois minutes du bureau il faut dire que c'est tentant)

Et vous, avez-vous du mal à tout cumuler ? Y a t'il des domaines dans lesquels vous aviez réussi à progresser et qui sont en régression actuellement ?

mercredi 7 mars 2012

Les petits cailloux



Hier je gagnais mon badge d'albatros pour avoir réussi à écrire 750 mots par jour pendant 30 jours de suite, et aujourd'hui je fête les 1 an(s?) de ce blog. 

Il faut croire que certaines semaines sont plus riches que d'autres en "petits cailloux". 
J'aime bien parler de petits cailloux. Un petit caillou, c'est un jalon, un qui trace la route que l'on a choisi de suivre, mais aussi un qui permet de retourner en arrière si cette route n'était pas la bonne.
Parce que oui la route que l'on choisit n'est pas toujours la bonne. La vie est faite de retours en arrière, de petites victoires et de petits échecs. Elle est faite d'allers et de retours, de tâtonnements aussi. Mais grâce à nos petits cailloux nous pouvons toujours retrouver notre route. 

Alors oui l'anniversaire de ce blog est un jalon. Il parait même que j'aurais quelques lecteurs maintenant et que je n'écrirais plus toute seule dans mon coin (ou pour ceux qui se perdraient ici).
Il parait aussi que j'aurais bien progressé cette année en faisant de vrais petits pas (en avant et en arrière).

Ça me fait penser à une chanson que j'aimais beaucoup étant plus jeune : "il était une bergère, qui allait au marché, elle portait sur sa tête 3 pommes dans un panier. Les pommes faisaient rouli roula les pommes faisaient rouli roula STOP 3 pas en avant, 3 pas en arrière, 3 pas sur l'côté, et 3 pas d'l'autre côté..." etc, à chanter en groupe ad vitam eternam, en se tenant par le bras et en avançant et reculant réellement comme le dit la chanson. 
Finalement dans la vie c'est pareil, on fait des pas en avant et des pas en arrière, des pas sur le côté et des pas de l'autre côté. Mais comme on continue à marcher tout droit en chantant le reste des paroles, notre route se précise au fur et à mesure.

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos cailloux. Les cailloux (blancs) ça me ramène aux livres (toujours eux) mais plus encore à l'imaginaire du conte de fée. J'aime la symbolique du conte de fée parce qu'il me semble qu'elle est très puissante. Un psychanalyste connu en a d'ailleurs fait tout un ouvrage (que j'ai certainement lu à un moment de mes études pour en oublier le contenu peu après. Cela dit il m'avait semblé beaucoup plus abordables que d'autres livres de psycho)

Et donc si on regarde l'histoire du Petit Poucet sous l'angle du développement personnel on pourrait faire des analyses (de couloir) comme celles-ci :
Pour les parents la solution à leur problème se trouve au bout du chemin, là où ils abandonnent une première fois leurs enfants. Mais cette solution n'était pas la meilleure, et les jalons ont permis au Petit Poucet et à ses frères de revenir en arrière pour tenter de trouver une nouvelle solution.
Le deuxième chemin a mal été jalonné (à cause des parents). Impossible de retourner en arrière alors il a fallu faire un détour par la maison de l'Ogre. Mais grâce aux bottes de sept lieues le Petit Poucet peut prendre de la hauteur (se décentrer de ses problèmes pour les voir sous un oeil nouveau) et retrouver son chemin. Il rapporte également un trésor de son aventure, c'est à dire qu'il est riche de ses apprentissages, même si au final il est à nouveau chez lui...

Enfin bon je m'égare un peu, et c'est une argumentation non construite à partir de ce qui me vient à l'esprit à une heure tardive (cela dit si ça intéresse quelqu'un je peux essayer de creuser la question).

En ce qui concerne ce blog et même s'il n'a été finalement qu'une sorte de journal sans trop d’interactions j'ai l'impression qu'il m'a été utile pendant cette année. Ça a été une année riche en changements professionnels (non documentés ici) mais aussi personnels. Et ces derniers je les dois en grande partie aux engagements que j'ai pris publiquement ici.

Je suis d'ailleurs très contente que cet anniversaire corresponde à ma participation au Challenge Cloudbraining proposé par Jean-Philippe car j'ai comme l'impression que ce challenge va me permettre d'aller chercher encore plus loin les prochains petits cailloux, ceux qui marqueront l'année à venir !

Photo : boeke

lundi 30 janvier 2012

Du linge en moins, de la place en plus !

Dix jours après mon dernier message il est temps de vous raconter comment cela s'est passé.
J'étais donc pleine de bonne volonté le vendredi soir, quand j'ai réalisé que ce we là j'avais des travaux à faire sur mon lieu de travail... Du coup j'ai passé deux jours à peindre, à visser, percer... et je n'ai absolument pas touché à mes placards !

Par contre l'idée ne m'est pas sortie de la tête et je m'y suis donc mise dimanche dernier (soit 8 jours après ce que j'avais annoncé). J'ai commencé par prendre une photo de l'avant pour que vous puissiez vous faire une idée :


Ensuite j'ai tout vidé, j'ai trié, jeté, jeté et encore jeté, plié, rangé et remis ce qui n'avait pas été jeté dans le placard. Au final je me retrouve avec 3 sacs poubelles pleins à craquer, et un placard sérieusement allégé, jugez par vous-même :


Comme je le pensais j'ai essentiellement jeté des choses que j'avais gardé pour plus tard et dont je me suis aperçue que je ne me servais jamais.
Sont donc partis à la poubelle toutes les chutes de tissus plus petites qu'une page A5 (en gros), ainsi que les nombreux jeans troués que je gardais pour en récupérer le tissu.
Mais cela m'a permis également de mieux organiser le placard en rassemblant dans un même endroit les livres et patrons, les boutons/rubans/fermetures éclairs, and so on...
Au final j'étais vraiment fière de moi et je me sens plus légère !

En ce qui concerne le placard de linge de maison je n'ai pas pris de photo avant/après mais j'ai fait un bon tri également et je me retrouve avec un grand sac de torchons, serviettes, et autres nappes à donner.
Par contre au niveau des draps c'est l'inverse qui s'est produit puisque nous avons acheté une deuxième parure à la taille de notre lit ce we, mais que je n'ai pas réussi à convaincre mon conjoint de se séparer de l'une de celles qui sont trop petites... une prochaine fois peut-être !

Bref au final ce challenge du mois de janvier est plutôt une réussite. Je n'ai plus de linge qui traine à droite à gauche dans tout l'appartement (ou en tout cas ce n'est plus ni le mien ni le linge "commun"), et j'ai réussi à désencombrer une bonne partie de mes placards, que ce soit celui de mes habits, du linge de maison ou encore mon placard de couture !

Le mois prochain je compte bien me lancer dans un nouveau désencombrement, celui des placards de la cuisine.

Photo : Orphéa

vendredi 18 novembre 2011

Bilan mitigé


Bilan mitigé encore une fois pour le mois d'octobre. Il faut dire que j'ai eu une grosse période de mou (comme tous les ans en octobre-novembre) et que j'ai eu du mal à me focaliser sur mes objectifs.

Pour ce qui est des soins au naturel j'ai donc été très dilettante. J'ai fait seulement 3 des 4 masques pour les cheveux (en même temps je n'en avais jamais fait de ma vie avant, donc peut-être que mon objectif était trop élevé), et pour ce qui est des massages du visage le soir je n'ai pas tenu de comptabilité rigoureuse mais je pense l'avoir plutôt fait 3 ou 4 fois par semaine que 5 au minimum.

Certains points positifs ressortent tout de même. Tout d'abord, comme je partais de zéro (à savoir pas de soins quotidiens), je me suis déjà bien améliorée. Ensuite lorsque j'ai  réussi à me faire un massage du visage le soir j'ai pu me poser réellement et apprécier le moment. J'ai l'impression que ça m'aide à me déconnecter de mes soucis de la journée.

Au niveau de l'état de ma peau et de mes cheveux je n'ai pas remarqué d'amélioration notable, mais peut-être est-il encore trop tôt. J'ai juste repéré une sorte de phénomène d'habituation (déjà remarqué avec le stick hydratant pour les lèvres) : ma peau étant hydratée régulièrement par l'huile d'avocat, si je n'en mets pas pendant quelques jours d'affilé elle devient vraiment sèche, comme si elle était en état de manque... Ça vous arrive aussi ?

mardi 2 août 2011

Retour sur un mois de coiffures


Mon objectif du mois de juillet était de prendre le temps de me coiffer et de découvrir de nouvelles coiffures. Tout d'abord, je suis fière d'avoir réussi à tenir le challenge ! En effet, je n'ai jamais utilisé deux coiffures identiques dans une même semaine, mon petit tableur est là pour me le rappeler. J'ai donc été coiffée de 19 manières différentes en 28 jours (ci-dessus un extrait de ma coiffure du jour : double tresse sur le côté + chignon).
Par contre pas de miracle, j'ai fait mon "chignon minute" une fois par semaine, et j'ai également porté 3 jours mes cheveux juste lâchés et brossés. Je n'ai pas non plus investi dans le matériel que je pensais acheter en début de challenge mais finalement mes pinces ont bien tenu, et ma brosse fait l'affaire.

Le principal point négatif je pense c'est le manque de soutien que j'ai trouvé dans mon entourage. En réalité, je n'ai parlé de ce challenge qu'à mon conjoint mais on ne peut pas dire qu'il m'ait vraiment encouragée. Au départ ça l'a fait plutôt rire. Ensuite il a émis des critiques négatives sur plusieurs de mes coiffures (des critiques assez générales et sans nuance, du genre "les tresses c'est pour les gamines"). Enfin après discussion nous avons déterminé que j'étais coiffeuse en "bêta test".

Au final même si j'ai réussi à varier mes coiffures je n'ai pas encore trouvé celles qui me conviennent. Je pense donc refaire un challenge coiffures dans quelques mois, quand je verrais ma collègue tous les jours et que nous pourrons parler chiffons !

Photo : Orphea

dimanche 24 avril 2011

Bilan et diagnostic : organisation dans la vie professionnelle


J’ai choisi mon métier en partie car il s’agissait d’une profession libérale et que pour moi cela signifiait la liberté de m’organiser comme je le voulais. Il est vrai que depuis j’ai un peu déchanté mais il n’empêche qu’en dehors des rééducations je gère mon temps à ma guise. Et finalement c’est là que le bât blesse. Le plus souvent quand je suis au bureau mes quelques périodes de temps libre disparaissent dans la grande vacuité d’internet. Un petit (grand) tour sur mon lecteur de flux RSS, un autre sur Facebook, et pourquoi pas la Une du Monde ? J’ai également ma messagerie ouverte en permanence, ainsi que Skype qui me permet de chatter avec mes amis. J’ai la cruelle impression de manquer d’efficacité.

Un autre souci est que je n’anticipe pas vraiment les charges de travail importantes et que je suis donc vite débordée lorsque des imprévus arrivent. De plus, avec toute cette procrastination, je me retrouve avec des coups de fils à passer, des mails à rédiger, ou encore de la compta à faire… le we !

Pour l’instant je n’utilise pas vraiment d’outil de planification. Bien que cela ait montré son efficacité avec moi par le passé, je ne me fais pas de liste de tâches au quotidien. J’ai par contre une liste de tâches dans Outlook mais plus il y a d’items là dedans moins j’en fais, ça a le don de me déprimer à l’avance de voir toutes ces tâches « en retard » car écrites en rouge !

En bref le diagnostic est simple et recoupe celui posé en ce qui concerne la vie quotidienne : j'ai une fâcheuse tendance à la procrastination et manque d'organisation. Je perds du temps à faire des choses futiles et n'en ai plus assez ensuite pour les choses importantes !

Photo : Jeffrey Beall

lundi 4 avril 2011

Bilan et diagnostic : organisation dans la vie quotidienne

Photo : Esther Hyejin Chung
 
Comme je l’ai déjà évoqué dans l’un des précédents billets mes journées sont actuellement rythmées par les trajets en train : 1h le matin, 1h le soir. Si bien que si je reçois mon premier patient à 9h je dois partir de chez moi à 7h, et que lorsque je finis à 18h je ne retrouve pas mes pénates avant 20h.
Les trajets ne sont pas pénibles en eux-mêmes puisque je trouve facilement à m’occuper mais ils créent comme une sorte de faille temporelle. 
Ces derniers temps je ne voyais pas le jour, arrivant et repartant du bureau la nuit. Et comme je suis quelqu’un de très sensible à la lumière, je n’avais vraiment envie de rien faire en arrivant chez moi 3h après le coucher su soleil.

Alors c’est certainement une excuse que je me trouve mais du coup le soir je ressemble à un chat : blottie sur le canapé sans me lever jusqu’au moment d’aller me coucher, avalant le repas que mon conjoint veut bien me préparer, sans volonté aucune devant la grande avaleuse d’âmes, j’ai nommé ma pire ennemie : la télévision.

Avec le printemps et le retour du soleil je n’aurais plus d’excuse bidon pour squatter le canapé, et j’ai bon espoir que la relocalisation de mon cabinet à 5 minutes de chez moi m’ouvrira de nouvelles perspectives à partir de fin juillet.
En attendant les factures patientent sur le bord de la table du salon, la vaisselle attend dans l’évier, le linge sale déborde de son panier et certains de mes amis attendent désespérément des réponses à leurs mails…

Voici donc le diagnostic : apathie chronique en soirée, addiction télévisuelle... et se trouve des excuses pour ne pas bouger.

jeudi 24 mars 2011

Bilan et diagnostic : corporel


J’ai toujours été mal dans ma peau, plus ou moins selon les périodes : disons beaucoup dans mon enfance, encore plus lors de mon adolescence, et un peu moins maintenant que je suis adulte.

Attention, ce n’est pas que je me trouve spécialement laide mais disons que je ne mets pas vraiment mon potentiel physique en valeur. Mon corps m’encombre. Tout serait tellement plus simple si nous pouvions être des créatures éthérées : pas de corps à nourrir (quand je disais que tout était lié), à laver, à entretenir. Pas de corps douloureux, incontrôlable, désarticulé.

Maladresse est mon second prénom. Je passe mon temps à me cogner à droite à gauche, à me couper, me brûler… Je ne maîtrise pas mes mouvements, sauf si je me concentre vraiment. Mais comme je n’y prête pas attention les catastrophes se succèdent. 
Pour vous donner un aperçu j’ai réussi en 5 jours à me faire un énorme bleu sur le bras gauche avec la porte du garage, à me brûler deux doigts en versant de l’eau bouillante dans un verre, à me faire tomber un carton sur le pied et à me coincer un doigt en descendant du train avec mon vélo.

A côté de ça je suis peu hypocondriaque il faut l'avouer (je me voyais déjà avec une attelle et un passage aux urgences lorsque mon doigt coincé a changé de couleur et doublé de volume). Heureusement je m’en rends compte et j’arrive à contrôler mes angoisses (donc j’ai passé mon doigt sous l’eau froide et c’est tout). L’inconvénient de cette prise de conscience c’est que j’inhibe tellement bien les signaux de mon corps que lorsque j’ai vraiment quelque chose j’ai tendance à ne pas consulter de peur d’être encore en train de me monter la tête pour rien.

Je pense également que plus jeune j’ai développé une sorte de syndrome de « première de la classe ». Si on caricature on peut trouver deux types de premiers de classe : celui qui est intelligent, sympa, beau, bref parfait aux yeux des autres, et puis le petit à lunettes du premier rang qui exaspère tout le monde avec ses questions. Devinez où je me situe ? Avide de savoir, bibliovore, pas le temps de m’occuper de ce corps dont je ne maîtrise pas les changements.

A l’adolescence ça a un peu changé, j’ai essayé de faire des efforts. J’étais dans un constant besoin de séduire mais il y avait toujours une part de « sabotage » dans mes préparatifs. Si je soignais un aspect (disons la coiffure) alors j’en négligeais un autre (disons le style vestimentaire). Le résultat était désastreux, surtout pour mon amour-propre.
Et puis à cette époque je trouvais ma sœur cadette (nous avons 18 mois d’écart) beaucoup plus jolie que moi. Elle de son côté souffrait de la comparaison des profs sur nos niveaux scolaires. Cela a été tellement conflictuel d’ailleurs cette comparaison perpétuelle qu’au bout d’un moment je me suis interdit de rentrer en compétition avec elle dans certains domaines. Pas question de cesser de réfléchir (encore que mon parcours universitaire chaotique lui a permis de finir ses études avant moi pour un niveau équivalent), mais lui laisser le privilège de la séduction d’accord.
Je suis ensuite partie de la maison familiale, j’ai vécu ma vie d’étudiante, loin de ma sœur et des amis qui m’avaient « cataloguée » sans le vouloir. J’ai continué à privilégier le confort sur l’apparence mais j’ai rencontré des hommes qui m’ont aidée à me sentir mieux dans ma peau. 
Malgré cela je sens que toutes mes difficultés ne sont pas encore résolues. J’ai fait ces derniers temps un peu d’efforts sur l’habillement et les bijoux, mais très peu de maquillage ou de soins.

On en arrive donc au diagnostic : maladresse, mal-être corporel, ne prends pas le temps de se mettre en valeur et de s’occuper de son corps.

Photo : ♥KatB Photography♥

jeudi 17 mars 2011

Bilan et diagnostic : alimentation


En ce qui concerne l'alimentation on peut dire que je reviens de loin.
Autant mes repas étaient équilibrés tant que je vivais chez mes parents, autant étudiante, je mangeais un peu de tout et de n'importe quoi. Une de mes amies pourrait d’ailleurs vous raconter le jour où elle a déjeuné chez moi de semoule de couscous accompagnée de nuggets 1er prix réchauffés au four micro-onde...).

Voici où j’en suis actuellement :
  • pour le petit-déjeuner j’avale des biscuits dans le train et je bois une tasse de thé en arrivant au bureau,
  • mes repas de midi sont le plus souvent pris à l’extérieur : panini, plat du jour au restaurant ou plat à emporter chez le traiteur. Si je reste au bureau j’avale un plat préparé industriel réchauffé au four à micro-onde, puis un fruit en dessert.
  • je grignote très peu durant la journée mais je mange souvent quelques biscuits vers 17h30,
  • le soir j’arrive rarement chez moi avant 20h ou 21h. S’il est rentré mon conjoint est déjà devant la télé et on finit souvent par manger du pain et du fromage affalés sur le canapé,
  • je ne bois pas plus d’un café par jour et jamais de sodas. Par contre je ne bois tout simplement pas assez (disons environ 1L par jour quand je devrais boire plus du double).
Nous faisons nos courses alimentaires le dimanche matin à la superette du coin (ou plutôt devrais-je dire mon conjoint fait les courses pendant que je dors comme un loir) et nous essayons d’acheter des produits de qualité correcte (finis les premiers prix !).

Alors pourquoi cette situation ne me convient-elle pas ?
Pour des questions d’environnement tout d’abord. En effet les produits vendus à la superette sont souvent suremballés, pleins d’huile de palme, de pesticides, d’additifs. La viande provient de bêtes qui vivotent dans des espaces exigus et sont nourries à base de cocktails d’antibiotiques. Je suis pressée d’ailleurs de regarder le documentaire proposé par Arte : « Notre poison quotidien », pour me faire encore plus peur ! Quand aux plats des restaurants je ne suis souvent pas convaincue. Le traiteur proche de mon lieu de travail propose certes des plats qui me permettent de manger équilibré, mais la moitié d’entre eux contiennent des tomates ou des courgettes, même en plein hiver.
Mes habitudes alimentaires ne sont pas terribles non plus pour mon hygiène de vie : repas pris assise sur le canapé devant la télé, manque de fruits et légumes, pause trop courte le midi (30mn), aucun plaisir à être à table… Je suis très frustrée par tout cela même si heureusement je n’ai aucun problème de santé. Question poids je fais partie des chanceux qui ne gagnent ni ne perdent un kilo quoi qu’ils mangent, et je n’ai pas non plus de cholestérol.

Cette situation n’est pas nouvelle, ni la frustration qui en découle d’ailleurs mais jusqu’à maintenant je me suis toujours trouvé des excuses : il n’y a pas de magasin bio dans les environs, je suis trop fatiguée par les trajets (2h de train par jour), je n’ai pas envie de me « battre » pour imposer un repas pris à la table du salon plutôt que devant la télé, ma cuisine est trop petite…

Au final le diagnostic pourrait être celui-ci : je mange trop de plats industriels, boit trop peu et ne prend aucun plaisir à manger en raison de contraintes techniques (lieu du repas ou temps trop court). Peu d'aliments achetés sont bios et je ne prends pas le temps de cuisiner alors que j'aime ça.

Photo : Manuel W.